Affichage des articles dont le libellé est printemps. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est printemps. Afficher tous les articles

mardi 12 mai 2009

Aujourd’hui…

Fleur balinaise-Ubud (1990)Fleur balinaise prise par moi en 1990

Je ne sais pas là où vous êtes, mais ici au Québec, en banlieue de Montréal, il fait un magnifique soleil. C’est certain que le soleil aide, mais avec ou sans soleil, oublions les virus, oublions la récession, oublions les animaux maltraités, oublions les injustices, et admirons la vie qui nous entoure et nous parle. Amplifions son langage et connectons-nous à la nature qui nous parle constamment. Ressentons…

(profonde inspiration…)

Jean Ferrat a raison, c’est beau la vie!

samedi 25 avril 2009

Qui peut m’expliquer…?

P1040108

Oui, c’est du frimas… ! C’était cet hiver dans la fenêtre de notre chambre. Normal l’hiver, d’avoir du gel! Il fait froid dehors, le vent semble parfois avoir des dents, et la neige abonde. Ainsi, nous chauffons nos maisons, afin de vivre confortablement dans nos intérieurs. Et lorsque nous allons faire des courses, nous enlevons nos manteaux car il y fait bon. Alors dites-moi s’il vous plaît, POURQUOI dès qu’il fait chaud, nous gelons dans les magasins, les musées et les bureaux? J’ai beau me creuser les méninges, la situation m’est incompréhensible! Aujourd’hui, il faisait 28 degrés Celsius à Montréal et ses nombreuses banlieues. Un record de chaleur à pareille date. C’était fantastique! Une explosion de vie partout, des vélos en abondance, des gens qui jardinaient…. bref, une véritable journée d’été! Nous avons dû faire quelques courses, dont une au centre d’achats local, et partout, à l’intérieur, il y faisait un froid à grelotter!!! Alors que l’hiver, on doit enlever nos manteaux pour faire des courses, l’été on doit l’apporter car le contraste des températures a de quoi nous rendre malade! Pas besoin d’être une lumière pour comprendre qu’en ressortant de ces commerces ou bureaux ultra climatisés, nous trouvons la chaleur accablante! Nos organismes doivent constamment s’ajuster à de grands écarts…

Comment se fait-il qu’en hiver, 18 ou 19 degrés soient confortables, et que ce soit trop chaud une fois la saison estivale commencée? Climatiser pour réduire l’humidité et la chaleur certes, mais il y a des limites il me semble! J’ai eu la même conversation avec ma mère l’été dernier. On est super bien chez elle en hiver… c’est même trop chaud… et l’été, on gèle carrément!!!

Quelqu’un peut m’expliquer ca?

vendredi 24 avril 2009

Les oiseaux migrateurs sont de retour

P1040725

Ils ne viennent pas juste d’arriver, ils traversent notre ciel depuis plusieurs semaines déjà, mais c’est toujours avec la même fascination que je m’arrête lors de leur passage pour les observer, et les entendre. En plein vol, ils modifient leur formation, ils bifurquent, ils se regroupent… ils font trempette sur le fleuve Saint-Laurent… et chaque matin, ils prennent leur envol, quittant leur halte de repos nocturne sur le fleuve pour poursuivre leur voyage vers le nord. Ils survolent la cour d’école où va ma fille à basse altitude, laissant bouche bée les enfants. Vous devriez entendre le frou-frou de leurs ailes qui battent l’air en cadence! Un superbe spectacle offert par la nature.

Ce matin, alors que le ciel était sans nuage et le soleil éclatant, j’ai tenté de les capter avec mon appareil photo numérique. Pas vraiment le bon appareil pour cela, le zoom n’étant pas assez puissant, mais vous aurez cependant un aperçu de ce dont je vous parle. Lancelot et moi avons vraiment hâte de nous procurer un appareil photo numérique genre reflex, comme nos anciens appareils… !

P1040719

P1040687

P1040689

P1040730

P1040721

Comment peut-on tirer sur ces oiseaux si organisés et si gracieux? Leur cri est pour nous le signe incontestable de l’arrivée du printemps. J’ai pensé à toi Jeanmimi, blogueur photographe, et j’aurais bien aimé avoir entre les mains ton appareil photo!!! Avis aux intéressés, Jeanmimi a lancé un défi, une sorte de concours, aux autres blogueurs. Ils les invitent à lui envoyer ses deux plus belles photos de printemps. Il les publiera sur son site avec un lien vers votre blogue et offre un agrandissement 20 X 30 aux 3 plus belles photos reçues. Alors à vos appareils! Belle initiative Jeamimi! (Mettez du son si vous allez sur son blogue, il y fait jouer une belle chanson…)

Comme je lui écrivais, il faudra être un peu plus patient pour ceux qui vivent de l’autre côté de l’océan, comme moi, parce que la seule végétation qui pousse à ce jour sont des bourgeons… mais avec les 26 degrés annoncés pour le weekend, ça risque de faire éclore la vie plus rapidement…

P1040737

À suivre…!

mardi 14 avril 2009

Et le raton laveur dans tout ça?

P1030736

Comment résister à cette petite face masquée? Les ratons sont indéniablement mignons. Ils n’ont pas la cote parce qu’ils aiment fouiller dans les poubelles la nuit venue, mais peut-on leur en vouloir de chercher leur pitance?

L’idée m’est venue de vous parler du raton suite à la lecture du blogue d’un de mes lecteurs québécois, Jean-François. Sur son blogue aujourd’hui, UN TAXI SUR LA RIVE-SUD, il nous raconte sa rencontre avec un raton laveur blessé en tombant d’un arbre. Il a tenté de l’amener au Berger Blanc, mais comme c’était lundi de Pâques, c’était fermé. Que faire? Il l’a finalement transporté dans un environnement plus paisible, sur le bord du fleuve Saint-Laurent avant de repartir travailler à bord de son taxi en se demandant ce qu’il adviendra du raton blessé…

Ces questions, je me les suis posées déjà. Il y a deux ans, j’entendais un drôle de bruit, à peu près à cette période-ci d’ailleurs. (Faux, je viens de me souvenir que c’était en mai, un peu avant l’anniversaire de Lancelot!) Le bruit ressemblait à un oiseau frustré! Je préparais le repas du soir, la fenêtre ouverte. Il était autour de 17 heures. Le printemps est toujours une période active ici côté “nature” puisque nous vivons à côté d’un champ, alors je n’ai pas trop porté attention. Le soir, vers 20 heures, je suis sortie pour aller porter des aliments au compostage. L’espèce de lamentation d’oiseau résonnait encore! J’ai regardé derrière le hangar et j’ai aperçu la source du bruit… qui ne ressemblait en rien à un oiseau! Il y avait là trois bébés ratons laveur!!! J’ai alors appelé Lancelot et comme moi, il était bien embêté. Que devions-nous faire? Ces bébés braillaient depuis au moins 3 heures, sinon plus! C’est bien connu, les ratons matures ne sortent pas vraiment en plein jour près des habitations. Nous avons espéré très fort que la maman reviendrait chercher sa progéniture la nuit tombée. Vers 22 heures, nous observions toujours discrètement les petits ratons abandonnés. Nous en avons déduit que la maman était l’une des trop nombreuses victimes de la route. Nous vivons le long d’une route très passante le long du fleuve, et les animaux morts le long de cette route sont malheureusement chose courante.

Le but de notre mission consistait à capturer les bébés ratons afin de les mettre à l’abri du danger et éventuellement de leur trouver une famille d’accueil. J’ai trouvé des gants de jardinage épais et j’ai placé les trois bébés dans une vieille cage trouvée au hangar. Je m’attendais à ce qu’ils soient agressifs, mais hormis leur cri épouvantable, les trois petites boules de poils se sont laissées faire. Nous avons placé la cage dans le hangar et j’ai fait mes recherches pour trouver un endroit où les apporter. L’enfer!!!!

P1000029-a

La municipalité nous disait faire affaire avec le Berger Blanc pour ce genre de problème. Au Berger Blanc, on m’a dit qu’ils ne s’occupaient pas de ces animaux sauvages et que de toute façon, ils les tueraient! J’ai communiqué avec un ami qui travaille pour le service canadien de la faune et lui ai raconté mon histoire et mon intention de sauver ces trois bébés victimes de notre “développement”. Il m’a alors expliqué que personne au gouvernement ne se déplacera pour trois bébés ratons! Et qu’au mieux, s’ils le font, ils vont les relâcher en pleine nature, même s’il était évident que ces bébés ne pouvaient pas se nourrir eux-mêmes.

P1000026

Il m’a expliqué que sur la Rive-Sud (nous sommes sur la rive-nord), ils les tuaient en grand nombre parce que des cas de rage avaient été décelés et comme ces animaux se sentent de plus en plus à l’aise près des maisons, ils représentaient un danger. Donc mes ratons étaient voués à une mort certaine de toutes les manières! J’étais enragée! Pendant une journée, j’ai fait des appels et des recherches internet afin de trouver une façon de sauver nos orphelins à lunettes, ce qui m’a valu le surnom de docteur Doolittle auprès de ma famille. Mon instinct maternel m’empêchait d’abandonner. C’est que les ratons ne mangeaient rien de ce que je leur donnais, même si on dit que les ratons mangent de tout! Ils étaient trop petits. Un coup de fil à une clinique vétérinaire allait leur sauver la vie. J’ai fait plusieurs appels avant de trouver quelqu’un qui saurait bien me diriger. C’est à la clinique vétérinaire de Lavaltrie qu’on m’a référé à La Pension du Jardin Secret. (ils avaient un site à eux avant du nom de leur établissement, mais il semblerait que ce site n’existe plus). La dame à qui j’ai parlé m’a donné la recette (que j’ai oublié depuis…) pour leur faire du lait qui remplacerait celui de leur mère. Je me souviens vaguement qu’il était question de lait évaporé… Bref, je suis partie à vélo acheter un biberon et j’ai nourri les petits pendant deux ou trois jours. On m’a dit qu’ils aimaient les Froot Loops (Yark!!!), genre de céréale bourrée de colorant et de sucre… Bref, j’ai pilé sur mon orgueil et je suis allée acheter de ces céréales dégueulasses pour sauver nos petits amis. Je ne voulais pas les prendre dans mes bras pour ne pas qu’ils se familiarisent avec les humains, alors je leur donnais le biberon au travers de la cage, et parfois je les sortais, mais sans les prendre dans mes bras. Fallait aussi faire gaffe aux possibles parasites et à la rage!!!

Mais ce qu’ils étaient mignons!!!!!

P1000030

La dame de la pension du jardin secret était prête à les prendre dès qu’ils n’auraient plus à se nourrir au biberon. Elle était débordée avec ses très nombreux chats et chiens. Dans les faits, nous devions partir pour le weekend, pour un défi à vélo et nos ratons avaient besoin de soins. Nous sommes finalement allés les porter à la pension, la dame ayant accepté de les prendre quand même. Là-bas, je me sentais comme un caucasien qui arrive dans un pays d’Afrique, c’est-à-dire comme faisant partie de la minorité visible! L’immense domaine était habité par des chats et des chiens. Des chats, il y en avait partout dehors et en dedans, libres et heureux d’avoir été sauvés. La dame s’occupe de la fourrière de cette région avec sa mère (à St-Alphonse-de-Rodriguez) sauf que lorsque des animaux errants lui sont amenés, elle ne les tue pas. Et comme elle n’est payée que pour les tuer, et qu’elle ne veut pas les tuer, elle vivait bien maigrement pour sauver tous ces animaux. Elle sauvait également les faons, et autres animaux de la faune. Pour les ratons, une fois capables de se nourrir eux-mêmes, elle les plaçait dans un parc grillagé, dans lequel il y avait des jeux avec des branches et un grand enclos de la grandeur d’un abri Tempo et quand ils étaient assez grands, elle les relâchait dans la nature. Pour ceux qui ne connaissent pas St-Alphonse-de-Rodriguez, c’est en montagne, entouré de forêts et de lacs. Un véritable paradis pour des ratons laveurs. La mère de la tenancière de la pension vit avec elle, et adore, elle aussi les animaux. Le père de la vieille dame fut le premier à ouvrir une société protectrice des animaux en Suisse. Des bien bonnes personnes! Lancelot et moi sommes revenus heureux d’avoir non seulement pu sauver nos ratons, mais de leur offrir un futur plus intéressant que ce que la banlieue avait à leur offrir.

P1030702

Une année plus tard, soit le printemps dernier, nous avons eu droit à un autre épisode de ratons!!! Au même endroit!!!! Au fond de notre cour arrière, le long d’un immense hangar à légumes. Cette fois-là, un seul bébé se lamentait. (Celui qui se trouve sur la première photo.) En fait, ça nous a pris un moment pour comprendre qu’il était tombé de sa cachette et c’est la queue de sa maman qui pendait de la corniche qui nous a fait comprendre la situation dans laquelle il se trouvait. Regardez par vous-mêmes…

P1030713 P1030732

Il était tombé d’un trou dans la corniche du hangar. Et il avait beau essayer de toutes ses forces, il n’arrivait pas du tout à y retourner. Alors il pleurait… et boudait dans son coin. Il était beaucoup plus gros que ceux que j’avais capturés la première fois, alors j’ai tenté de lui fournir un moyen de se rendre jusqu’au trou… sans succès.

P1030741

Il tournait le dos à mon échelle de fortune et boudait dans son coin! J’ai fini par prendre mon courage à deux mains, j’ai enfilé 3 épaisseurs de gros gants, et j’ai pris le raton que j’ai hissé dans son trou. Il a filé sans demander son reste… Un autre raton de sauvé.

Et chaque printemps, alors que la nourriture est plus rare, ils grimpent jusqu’à notre deuxième étage la nuit et viennent arpenter notre corniche en espérant trouver de la nourriture. Ils ne peuvent pas ouvrir nos poubelles, de gros bacs en plastique. Et quand, à deux heures du matin, ils nous visitent, ils font un vacarme épouvantable sur le métal cabossé et ils nous dévisagent au travers de la fenêtre! :-) Mais au moins, ils sont vivants…

P1030730

Nous ne les avons pas encore vus cette année. Ça ne devrait pas tarder… En espérant que nous n'aurons pas d'orphelins...

mardi 17 mars 2009

Au revoir l’hiver!!!

Hiking Mt Mégantic 7 fév. 2009_0061

Ah! Comme la neige a neigé! (Émile Nelligan)

Blague à part, nous n’avons pas eu tant de neige que ca. Et c’est tant mieux! Nous y avions goûté suffisamment l’hiver passé! Cette photo fut prise au sommet du Mont Saint-Joseph, à 1065 mètres d’altitude. C’est le mont voisin au Mont Mégantic. (oui, oui, au Québec) C’était le mois passé. De toute beauté! Les arbres étaient enneigés autant au-dessus qu’en dessous! Ca ressemblait à un décor de film fantastique. J’avais envie d’en prendre des bouchées, tellement on aurait dit du sucre à glacer! Bel endroit pour aller aux toilettes…

Pourquoi cette photo? Pour dire au revoir à l’hiver. Ca fond rapidement dehors, les érables coulent le jour… le printemps quoi! Oui, j’le sais, jusqu’au 1er avril, il peut encore nous tomber dessus une belle grosse tempête de neige… mais c’est justement pour éloigner la neige que je lui dis merci pour la neige, la glace, la pluie verglassante, le givre et le froid… bonnes vacances en Australie et en Nouvelle-Zélande, envoie-nous une belle carte postale et bienvenue précieux printemps! Yééééééééé!!!

J’ai été très occupée à créer récemment. Désolée de me faire si rare sur mon blog. Je vais bientôt vous donner la liste de la première épicerie végétarienne, comme promis!